Bulles voisines
for
Ephéméride
by Jean-François D'Or

Bulles voisines,
moments éphémères.




L'idée d'avoir mon propre jardin me rebutait. J'en aurais rêvé et me serais retrouvé fier de mon arbre, mon romarin, mon bourdon. Mon jardin à moi, avec mes mauvaises herbes, mes ombres, mes flocons et mes rires d'été. 

A cela, je complétais, comblais et ai vite compris l'idée de m'approprier autant de parcs dans autant de villes, dans autant de pays. La diversité des arbres, des espèces et des possibilités de rencontre s'offrait à moi ; jardins d'infini.

Il en va de même pour mes occupations et préoccupations ; autant de sujets sur lesquels on trébuche, pulsations spontanées, incendie d'ambitions ; toujours avec un extincteur à proximité. J'ai des fourmis dans le cortex que je cherche à nourrir d'expériences, de récits. 

Je recherche les fausses routes, les détours, les inconforts. Se perdre, c'est découvrir là où on ne connait pas encore et où la chance d'être maladroit est probable, palpable. 

Respirer l'envie de busterkeatonner l'existence. Faut-il se buter à une discipline, être ce spécialiste? Je préfère humblement le chapeau de généraliste, comme un mode de vie à provoquer des rencontres, des moments, des dialogues, des parenthèses. Par imprudence, par insomnie, par doute, par contradiction ; pour espérer décrocher le menu espace d'un sourire, tenter d'éveiller le frisson indécent d'être ému.


Jean-François D'Or.


Bulles voisines & moments éphémères : 

Installations, concerts, performances, mélange des genres et autres p(r)oses.


Picture © Stéphanie Derouaux © Pauline Miko.

Le chant du coquelicot


Installation | KENZO



D’un point de vue étymologique, le mot « coquelicot » vient du « coq ». Autrefois, la fleur rouge dansant au vent dans un champ d’été se confondait avec la crête d’un coq fugitif ; ce galliforme solaire dont le chant entame l’aube des jours.

C’est de là que le scénario pour Kenzo c’est posé : Le Chant du coquelicot célèbrera les levers du soleil aux quatre coins du globe durant 3 jours et 3 nuits. D’après une quarantaine de lieux géographiques et un horaire de levers de soleil précis, un système complexe de synchronisation calqué sur l’horloge universelle activera une ventilation puissante soulevant quelques milliers de feuilles d’or. Dans un vortex aléatoire, une folle colonne dorée s’élèvera et dansera aux sons de musiques des quatre coins du monde. Explosive évocation d’impalpables rayons de soleil matinaux léchant les hauts plafonds pour ensuite retomber lentement, flottant sur l’air, rejoignant le sol, au repos quelques instants, en attendant le prochain lever de soleil. 

Moment éphémère, ce Chant du coquelicot célébrera l’immatérialité olfactive du parfum Flower de Kenzo dans un tour du monde d’aubes dorées. 

À 10h02 le soleil se lèvera à Kinshasa, à 10h16 le soleil se lèvera à Malawi, à 10h29 le soleil se lèvera à Cape Town, à 10h48 le soleil se lèvera à Lima, à 11h01 le soleil se lèvera à La Paz,...


Concept, scénario, installation : Jean-François D'Or. 

Software, hardware : Emmanuel Mathot.

5000 feuilles d’or, horloges digitales, software synchronisation éclairage, bandes son et puissants ventilateurs.


Présentation audiovisuelle complète.


Picture © Stéphanie Derouaux.

Le paillasson du funambule


Installation | ROSSICONTEMPORARY gallery



Scénario absurde et objet dérisoire d’humeur busterkeatonienne : Un paillasson large de 1,5 cm et long de 6 mètres est tendu entre deux murs, prêt à voir vaciller l’équilibre d’un funambule aux pieds crottés.


L’ombre du vieux platane diagonalise la cour. Le cheval de Madame est rentré un peu tard. Quelque peu tendue, elle s'encourt de ramasser le fumant crottin afin de nourrir ses roses roses ; cela leur assurera un bon démarrage au printemps.

La nuit, somnambule, la chaussure droite prête volon- tiers son lacet à sa maladroite consoeur gauche afin qu'elle s'entraîne ; il ne faudrait pas qu'elle soit dans le cirage le jour du grand voltige.


" Outrepasser les frontières, invisibles mais bien présentes, qui séparent les différentes disciplines de la création constitue toujours un exercice aussi enrichis- sant que périlleux. En passant d’un champ à l’autre, on découvre à quel point les codes et les enjeux changent et ce qui est langue vivante chez les uns est langue morte, car dépassée ou pas encore apprise, par les autres. Ce qu’on y apprécie est la grande liberté d’action qu’on reconnaît à l’artiste, la capacité à assimiler toute proposition, pourvu qu’elle soit sérieuse et conséquente. Jean-François D’Or, designer belge de renom, aime se lancer ce genre de défis.

On sent à l’oeuvre l’homme habitué à suivre pas à pas son projet, de l’esquisse initiale jusqu’à sa mise en production, à le nourrir progressivement, tout en lui gardant sa part de poésie. "


Francesco Rossi.


Concept, scénario, installation : Jean-François D’Or. 

Paillasson funambule, coco naturel, sangle nylon, système d’accroche mural et balancier funambule en chêne naturel tourné.


Présentation audiovisuelle complète.


Picture © Stéphanie Derouaux.

Les cymbales du malentendant


Installation | CENTRE POMPIDOU Kanal


" Mués en impulsions électriques, les rythmes joués par un percussionniste alimentent 15 luminaires devenus cymbales. Le son devient intensité lumineuse, silence, clair, obscur. Contraste et ambiguïté entre son absent et éclairage diffus.

En détournant ses propres lampes, inspirées elles mêmes par des cymbales, Jean-François D’Or glisse avec brio du design d’objet à l’installation artistique ; la boucle est bouclée. "


Jean-Michel Leclercq.


Concept, scénario, installation : Jean-François D'Or. 

Software, hardware : Emmanuel Mathot. 

Composition percussions : Louis Favre.

Disk lamp designed by Jean-François D'Or for Toss B. 

Dimensions installation : H 8 x L 20 x 1m.


Présentation audiovisuelle complète.


Picture © Julien Henry © Jean-François D'Or © Toss B.

Expression du temps


Installation | GRAND HORNU CID


Un frémissement de la plume attire le regard, l'apparente immobilité se transforme en un mouvement. Dans une large pièce entièrement blanche et close, 120 plumes se meuvent lentement sur leur socle de bois. Dans un léger bruit d'insecte continu, apaisant ou menaçant, loin de la ponctualité urbaine contemporaine, ces objets nous rappellent l'inexorable fuite du temps.


" Réconcilier mécanique, acte poétique, affichage de l'heure et sentiments. Le point de départ de cet objet n'est pas une fonction, mais une histoire, un geste, un concept. La démarche de Jean-François D’Or ne s'inscrit pas ici dans l'utilitaire, mais dans l'émotion, le rêve, une vision positive de la vie. Une approche différente, qui permet de renouveler l'exercice traditionnel de la mesure du temps, d'inaugurer une relation intime et nouvelle avec l’objet. Mue par un mécanisme invisible, la plume marque la fuite du temps d’un mouvement bref. "


Marie Pok.


Concept, installation : Jean-François D'Or

120 objets Expression du temps | Bouleau, plume et mécanisme d'horloge.

Edition limitée Grand Hornu. 

Exposition Grand-Hornu CID : Jean-François D'Or, Moodboards, poetry in daily objects. Belgian designer of the year 2013.


Présentation audiovisuelle complète.


Picture © Lenzer photographers.

Son binocle


Concert | Performance | 4 sessions


Moment suspendu, entre concert littéraire, hommage et performance autour du compositeur Erik Satie. Piano, approche intime, spontanée et détachée. Libre interprétation de compositions de Erik Satie et autres.


" Si on le connaît pour son design industriel, délicat et rigoureux, Jean-François D'Or aime aussi jouer à surfer entre les disciplines. Il s'est ainsi penché sur la vie et l'oeuvre d'Erik Satie, pour jouer de la musique, raconter des histoires et créer des objets en forme de poire. Sérieusement pas sérieux."


Jean-Michel Leclercq.


Erik Satie, didascalies et musique d'ameublement :

Performance, projection, piano Jean-François D'Or.


Entr’acte :

Projection film Entr’acte, René Clair, musique Erik Satie.


Vendanges tardives, tentatives ambidextres :

Morceaux personnels, piano Jean-François D'Or.


Microphone blaireau & piano à queue :

Installation, objets, piano, guitare Jean-François D'Or.


Morceaux en forme de poire :

Boîtes suspendues |Chêne naturel | Ode à Erik Satie. Design : Jean-François D’Or.

Série limitée éditée lors des 4 sessions de concerts.


Présentation audiovisuelle complète.


Picture © Stéphanie Derouaux.

FRArGILE


Exposition | Commissariat | MDA Brussels


" À l'heure des curateurs artistes qui calligraphient des expositions, c'est toujours avec un frisson dans le bas du dos que l'on découvre un accrochage imaginé par un plasticien. Heureusement, Jean-François D'Or ne l'est pas tout à fait, lui qui roule sa bosse en tant que designer. Cette proximité avec les arts appliqués suffit à introduire le peu de distance nécessaire à ce que FRArGILE ne se comprenne pas à la façon d'une énième variation egotripée traversant l'art contempo- rain. D'Or a pris soin de s'effacer derrière sa proposition. Basée sur un rapprochement de plus en plus acéré entre la terre, matière essentielle déclinée sous différentes formes, et la fragilité, état potentiel de cette matière, l'exposition réjouit l'oeil et l'esprit.


The Capital and the Wall de Jorge Méndez Blake percute le visiteur dès l'entrée. Une tour de briques dont l'un des pieds a été remplacé par un livre, Das Kapital de Karl Marx. Forte de sa présence massive, l'oeuvre invite au questionnement. Toutes les oeuvres reprises n'ont pas un caractère aussi frontal. Nombreuses sont les évocations poétiques. C'est le cas de Dominique A dont les paroles figurent au mur. Les Terres brunes disent la boue, cette terre qui colle aux pieds, cet enracine- ment dont on ne parvient jamais à se défaire. Dans le même esprit, une impression diaphane de Laetitia Bica. La photographe donne à voir l'un de ses portraits recouverts de terre et de couleur. D'autres pièces mériteraient que l'on s'y attarde : Joëlle Tuerlinckx, Andrea Branzi, Bernard Gigounon, Francis Alÿs, Pierre Charpin, Roeland Tweelinckx, Benedetto Bufalino, etc.


L'exposition accueille une émouvante vitrine constellée de débris de porcelaine glanés par Jean-François D'Or aux quatre coins du monde. Éclairés par le haut, ils projettent leur ombre sur un fond blanc, donnant ainsi naissance à une délicate géographie insulaire. Minima- liste, cette proposition n'en est pas moins bouleversante en son caractère de traces, ces éclats de réalité qui disent la présence de l'absence. "


Michel Verlinden. 


Commissaire, scénographie : Jean-François D'Or.


Présentation audiovisuelle complète.


Picture © Benedetto Bufalino, tennis d'appartement.

Onomatopées


Installation | STIJL gallery Brussels


Rencontre fortuite et face à face incongru entre un paon et le son sous-entendu d'un révolver. Dialogue de sourd, duel lexical.


Onomatopée : Nom féminin. Bas latin onomatopœia, du grec onomatopoiia, création de mots. Processus permettant la création de mots dont le signifiant est étroitement lié à la perception acoustique des sons émis par des êtres animés ou des objets. Unité lexicale formée par ce processus. Des mots tels que clac, coucou, boum, pan, vroum, froufrou, craquer, miaou, etc, ont une origine onomatopéique.


Concept, scénario, installation : Jean-François D'Or. 

Design : Jean-François D'Or. Pistolet en laiton poli-miroir et gachette doigt moulé plâtre. 

Paon bleu Pavo Cristatus empaillé. Porcelaine et plumes de perruche.


Galerie phare du quartier Dansaert à Bruxelles, STIJL, dirigée par Sonja Noël, expose les collections des créateurs Dries Van Noten, Rick Owens, Raf Simon, Ann Demeulemeester, Véronique Branquinho, Haider Ackermann et autres. www.stijl.be


Présentation audiovisuelle complète.


Picture © Pauline Miko © Stéphanie Derouaux

Une porcelaine dans un magasins d'éléphants


Concert | Performance | VANDERBORGHT


Présentation impulsive d'un moment hors du temps, à la croisée des chemins. 

Mélange des genres. Interprétation spontanée de mélodies saupoudrées de textes personnels, proses et autres expressions. 

Impulsion et révélation d'univers singuliers croisés, fragiles, intimes.


" Sa dernière performance, Une porcelaine dans un magasin d’éléphants, a été créée en six semaines à partir d’un squelette de textes personnels déjà produits. On découvre alors la richesse d’un univers très personnel qui se ressource à la nostalgie, ose montrer ses failles, nous confier ses secrets mais sans pathos, avec un regard droit, un être qui ne se cache plus derrière ses objets discrets et qui se rapproche de nous.

Prêt à foncer dans la fragilité des brouillons, il vise désormais la mise en scène d’un moment éphémère, une fois par an."


Agnès Zamboli.


Concert & performance :

Concept, scénario, mise en scène et interprétation : Jean-François D'Or.

Guitare, voix, bandes sons et interventions d’objets.

Pachydermie circulaire :

Scénario, installation : Jean-François D'Or.

3 aspirateurs Nilfisk auto-connectés.
Musique : Bellini, La sonnambula, acte III. La Scala Milano. Soprano Maria Callas.


Présentation audiovisuelle complète.


Picture © Loudordesign studio.

Pachydermie circulaire


Installation | Concert | VANDERBORGHT building 


Groupe d'aspiraphants ou d'éléphateurs en autarcie ; fonctionnant en circuit fermé. 

Economie et écologie circulaire. Pachydermes sociables et ruminants ; solidarité digestive. 

Ils se différencient par certaines caractéristiques anatomiques : 

les aspirateurs d'Asie étant en général plus petits avec des oreilles plus petites, ou encore une différence du bout de la trompe. 

Le mot français éléphant vient du mot latin elephantus qui tire son origine du grec :

 λ έ φ α ς signifiant ivoire. 

Aristote annonçait l'éléphant comme la bête qui dépasse toutes les autres par l'intelligence et l'esprit.


Scénario, installation : Jean-François D'Or.

3 aspirateurs Nilfisk auto-connectés.
Musique : Bellini, La sonnambula, acte III. La Scala Milano. Soprano Maria Callas.


Concert, performance : Jean-François D'Or. 

Une porcelaine dans un magasin d'éléphants, Vanderborght building, Brussels.


Présentation audiovisuelle complète.


Picture © Lenzer photographers.

Poetry in daily objects


Installation | Exhibition | GRAND HORNU CID


" Jean-François D'Or est un alchimiste discret. Dans un monde où beaucoup jouent des coudes pour se mettre en valeur, il fait figure d'exception. Il a été récement proclamé designer belge de l'année. Et cela ne lui a manifestement pas donné la grosse tête. Pour s'en convaincre, il suffit de se rendre au Grand-Hornu où une vaste exposition lui est consacrée. On y est tout d'abord frappé par la variété des éléments abordés par le créateur.

On remarque l'extrème élégance de tous ces objets. Une élégance réelle faite de discrétion, de subtilité, de simplicité apparente. Rien à voir avec un certain design flamboyant qui oublie parfois la fonction au profit du geste artistique. Chez Jean-François D'Or, les deux sont intimement liés.


En pénétrant dans les vastes salles du Grand-Hornu, on est d'abord frappé par une sensation de calme, de douceur paisible. L'exposition compte de nombreux objets mais ceux-ci sont présentés de manière sobre, aérée avec de petites touches discrètes d'humour et de poésie. Chez lui, la sagesse n'a rien de terne ou de convenu. Il s'agit d'une vraie sagesse, de celles qui vont de pair avec la sérénité.


Amoureux des mots, le passionnant catalogue de l'exposition le prouve, des sons, des images, des sensa- tions, Jean-François D'Or rassemble tous ces éléments puis, tel un alchimiste moderne, les transforme en un tout parfait, précis, sobre, fonctionnel, étudié dans le moindre détail. Mais aussi gorgé de poésie, à l'instar des deux très belles installations que cet artiste aussi discret que rêveur a conçues de part et d'autre du parcours. "


Jean-Marie Winnant


Installation : Jean-François D'Or

Bouleau suspendu | Bancs pot Inout | Edition Domani. 


Exposition Grand-Hornu CID : Jean-François D'Or, Moodboards, poetry in daily objects. Belgian designer of the year 2013.


Présentation complète.


Picture © Lenzer photographers.

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